Alanons-nous dans les bois

Je ne suis pas du genre à faire du gossip. Quand je vois que la plupart des joueurs brassent du vent en argumentant autour des auteurs, développeurs, du temps de développement etc. je les trouve bien ridicule.
Je viens donc tout juste de finir le jeu (Février 2015) malgré le fait que je l’avais dans mon catalogue de jeu, et pour faire simple, c’est mon premier coup de cœur de cette année. Hommage magnifique à La Quatrième dimension (The twilight Zone), Alan Wake va vous plonger directement dans cette ambiance.

La quatrième dimension dans toute sa splendeur

La Quatrième Dimension dans toute sa splendeur

Dès les premières minutes de jeu, vous ne pouvez que vous sentir dans la peau d’Alan. Le souhait de vous plonger dans l’histoire est réussi. Les détails et le réalisme, non pas par la qualité de la 3D (qui est tout de même respectable) mais par la cohérence de l’environnement sont excellents.
Le jeu se passant généralement en pleine nuit, et repoussant les « ombres » avec votre lampe, la lumière se devait d’être impeccable; et de ce coté-ci, aucune déception. La diffusion est agréable et surtout dynamique. Par exemple, pas de mur invisible pour la lumière; si un petit trou dans le décor est visible, la lumière y passera.

Le jeu est disponible en version française intégrale, mais une option est présente pour les puriste afin de mettre les dialogues en anglais. Cependant, j’ai trouvé la version française très convaincante, avec des voix connues comme Benoit Allemane (Morgan Freeman) ou Christophe Lemoine.

Aucun chargements !

Aucun chargements dans tout cet espace

Si vous passez le plus clair de votre temps dans le noir, pour des raisons assez bien justifiées, vous aurez également des phases en plein jour. Ce petit détail donne mine de rien un rythme excellent à l’histoire. Quand vous commencez à craindre une certaine redondance, un événement vient vous surprendre (mais pas forcement vous faire sursauter). Le jeu est également découpé en épisodes. Déjà vu dans l’excellent Siren: Blood curse, ce principe permet de respirer pour les plus faibles mais surtout donne une bonne dynamique au jeu.
Accompagné de très bonne musique, trop souvent oublié dans ce genre de jeu. Il est certes plus facile de retenir des musiques épiques que des musiques d’ambiances, sauf que faire une OST jouant sur l’ambiance et non sur les explosions est bien plus difficile. (Raphaël Gesqua si tu me lis, ce message est pour toi)

Toute lumière est bonne pour repousser les ombres

Toute lumière est bonne pour repousser les ombres

Au niveau du gameplay, vous n’aurez pas vraiment de soucis à vous faire. Je n’ai pas rencontré de bugs ou problèmes durant tout le jeu et tirer sur les ennemis ne requiert pas un master en FPS.
Mais ce qui manque réellement dans Alan Wake est l’interaction avec l’environnement. Certaines actions du scenario vous demandent de faire des choses qui se rendent incohérentes avec le reste. Tirer sur une planche pour déverrouiller une porte ? Pourquoi ne pas le faire sur toutes les portes à ce moment là. Demander d’escalader certaines barrières et caisses? Pourquoi il n’est plus possible de le faire à certains endroit?
Voila ce que je reproche à Alan Wake. Pas le fait d’être un jeu couloir, mais le fait de mal le cacher par moments. Nous demander de faire des détours pour clairement rallonger le jeu alors que visuellement, trois petits sauts et c’est bouclé.

Mais dans l’ensemble, jouer à Alan Wake vous fera passer un bon moment, et si vous le faites avec des amis trop peureux aka. qui préfèrent regarder, ils apprécieront également grâce à l’histoire et à la mise en scène !

Headshot !

Headshot !

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